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Sur quel type de roches sommes-nous?

 

Il y a quelques 355 millions d'années, une mer tropicale recouvrait la région.

Pendant 30 millions d'années, les squelettes des animaux marins s'accumulèrent pour former des boues calcaires qui, lors du retrait de la mer, sous l'effet de la chaleur et de la pression, finirent par former d'impressionants massifs calcaires, comme ceux visibles à Bouffioulx.

 

Ce calcaire d'étage géologique viséen affleure près de 2 kilomètres, coincé entre les terrains houillers de la vallée de la Sambre et la dépression schisteuse silurienne de la Marlagne à la limite d'Acoz.

 

Face à l'entrée de la réserve, les "tartines" de Bouffioulx sont en fait des bancs calcaires viséens très minces. Le calcaire est encore visible en diverses assises au niveau des carrières désaffectées (Moreau, Quinet, Sébastopol) et de certaines maisons construites sur des promontoires rocheux comme à la rue de Presles.

 

La faille du Midi sépare le calcaire viséen de couches plus anciennes formant une séquence lithologique disparate et lacunaire, reflet d'une orogenèse complexe, comme en témoignent les nombreuses failles. C'est ainsi que nous trouvons du couvinien au niveau de Chamborgneau et du silurien le long du ruisseau des Longues Royes.

 

Cela n'aurait qu'un intérêt théorique si les couches géologiques ne déterminaient pas entre autres les nombreuses activités humaines que l'on classe traditionnellement dans le secteur primaire. C'est ainsi que les lambeaux limoneux accueillent des cultures, les zones schisteuses, les prairies, les terrains gréseux, les forêts (avec leurs carrières d'extraction de pierres à pavés comme dans le bois de Châtelet), les zones calcaires, des carrières avec leurs fours à chaux, le bassin houiller, les charbonnages du grand Charleroi avec leurs terrils.

 

La nature du sol conditionne le développement d'une flore adaptée, et d'une faune qui lui est assujettie. C'est ainsi que le naturaliste averti pourra aisément deviner le type du sol sous-jacent par simple observation de la flore qui y prospère.

 

La réserve Sébastopol est établie sur ce sol calcaire qui permet une biodiversité d'une richesse exceptionnelle, relativement peu répandue en Belgique.

Ancien site industriel

 

La nature a repris le dessus suite à l’abandon du gisement de Sébastopol en 1957.

Mais le paysage est resté marqué par cette industrie.

 

En effet, le calcaire était extrait des roches de la grande carrière, puis transporté par wagonnets jusqu’aux fours à chaux.

 

Ces blocs de calcaires après quelques jours de cuissons perdaient leur CO2 pour former de la chaux. Celle-ci était mélangée à du minerai de fer.

 

La chaux de mauvaise qualité était alors déversée près de la réserve d’où la présence du terril de laitier. Pourquoi « laitier » ?

Et bien, toutes les impuretés contenues dans la gangue calcaire s’appellent le laitier.

 

Lors de la création du site, les propriétaires de l’exploitation industrielle se sont inspirés des évènements mondiaux. C’est pourquoi le nom de Sébastopol fut donné à cause de la guerre de Crimée en 1855 qui opposait les Anglais aux Russes dans la ville de Sébastopol.

Les Anglais ont d’ailleurs remporté la bataille.

 

L'imposant bâtiment des fours à chaux, où nichent une colonie de choucas des tours, est un lieu incontournable et exceptionnel lors des visites guidées.